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6 juin, 2010

Sous les pavés…pas toujours la plage.

Classé dans : Non classé — karinecauwel @ 20:53

Salut. Laurent is writting.

Dernièrement les auteurs de polars s’essayent aux romans fleuves.

Dans mes favoris habituels, Henning Mankell, Dennis Lehane et James Ellroy. Tous 3 ont publié ces derniers mois des romans sortant des sentiers battus et rabattus et des règles du roman policier. Il se trouve que j’ai lu les 3, voici mes avis :

1/ James Ellroy « Underworld USA » 850 (!) longues pages, éditions Rivages/Thriller

Impossible d’être passé à coté de ce faux événement littéraire, on a vu Ellroy dans toutes les mauvaises (ou moins mauvaises) émissions de télé.

L’histoire : sous le pretexte de suivre une enquète relative à un braquage spectaculaire et réussi d’un fourgon blindé le 24 février 1964, James Ellroy nous balade dans l’Amérique des années 1964/1972  (surtout à L.A et Las Vegas) avec dans l’ordre et dans le désordre le plus total : les assassinats des Kennedy, de Martin Luther King, la baie des cochons, les relations avec Haïti, la république dominicaine et Cuba, le président Johnson, le président Nixon, le watergate, les services secrets et donc John Edgar Hoover, etc…

Ambitieux me diriez vous ? Trop en effet.

Tout au long du roman nous suivons une dizaine de personnages principaux (des Jim, Jack, Bob, Joe, etc… on y perd ses petits) et malheureusement par manque de sentiments et par excès de violences gratuites, nous n’arrivons jamais à nous attacher à l’un d’entre eux. Aucun n’est franchement gentil, aucun n’est totalement méchant (ce qui change des romans américains…) mais aucun n’est attachant. Pas simple.

Autoproclamé « meilleur écrivain américain », le très égocentrique Ellroy nous ennuie pendant de très longues pages. De l’onanisme intellectuel… On attend la fin, qui ne vient jamais. Dommage le premier chapitre est du « vrai » Ellroy (celui du Dahlia noir et de LA confidential). Après Monsieur s’est pris pour David Lynch… mais ça ne prend pas (pour moi en tout cas). Tout au mieux un début de scénario.

Passez votre chemin, sauf si vous avez 14 jours de plage devant vous (il faut entre 25 et 30 heures pour lire ce roman).

 

2/ Dennis Lehane : « Un pays à l’aube » 760 grandes pages, éditions Rivages/Thriller.

Pour rappel, Dennis Lehane c’est Mystic River et le fabuleux Shutter Island.

Ici, nouvelle fresque historique américaine, cette fois ci se déroulant juste après la première guerre mondiale.

A peu près les mêmes ingrédients que chez Ellroy : plusieurs milieux étudiés (le sport via le baseball, la politique, le syndicalisme…) avec de nombreux personnages principaux dont les destins ne font que se croiser. Le tout se passe dans plusieurs villes, notamment Boston, et l’on voyage avec les personnages, en train ou dans d’étranges voitures.

Le thème principal est la montée des revendications « noires » et syndicalistes dans l’amérique de l’entre-deux-guerres. Intéressant.

Contrairement à Ellroy, Lehane a le don de nous faire aimer ses personnages, masculins, féminins, noirs ou blancs, on a envie de savoir comment ils vont s’en sortir et c’est là toute la différence entre ces 2 romans !

Passez très rapidement l’interminable chapitre avec la partie de baseball en rase campagne qui se situe entre la page 20 et 44 (interminable je vous dit !), elle n’a pas grand’intérêt pour la suite du roman.

Pas de rebondissements, un peu de lenteur, mais un roman qui atteint son but et qui ne laisse finalement pas indifférent.

 

3/ Henning Mankell : « les chaussures italiennes » 340 petites pages chez Seuil.

 

Un roman Häagen-Dazs ! (avec Saab, Scania et SAS)

Mankell quitte son inséparable inspecteur Wallander et la froideur des villes suèdoises pour nous emmener au bord de la Baltique.

Un homme vit seul dans une cabane, sur une île, avec un chat et un chien. Il est isolé du reste de la société. il fait froid, très froid, 10 mois par an et la glace relie les îles entre elles.

Jusqu’au jour où il voit une femme au loin, sur la glace, semblant venir à sa rencontre.

Bon, vous l’aurez compris, on est ici pour prendre son temps. réfléchir sur l’isolement, la solitude et l’amour bien sûr.

Malheureusement tout ce roman est cousu de fil blanc et un esprit normal devine 100 pages avant ce qu’il va advenir de ces rares personnages (animaux compris). Ce qui me retire, personnellement, tout plaisir de lecture.

Certes c’est beau, c’est lent… c’est du Bergman de congélateur.

Les filles essuieront bien une petite larme (gelée), les autres prendront ce roman pour supporter une canicule.

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